Les anecdotes les plus surprenantes sur les voitures porsche

Les anecdotes les plus surprenantes sur les voitures porsche

On croit connaître Porsche. La 911, Le Mans, le flat-six. Mais l’histoire de la marque regorge de détours moins connus, et certains valent le récit.

Une marque née dans un bureau d’études

Avant de construire des voitures de sport, Ferdinand Porsche a longtemps travaillé pour les autres. En 1931, il fonde son bureau d’études à Stuttgart. Pas de voiture à son nom au programme : des missions d’ingénierie, dont deux vont marquer le siècle.

  • 1932-1933 : il conçoit de sa propre initiative une monoplace de Grand Prix à moteur central, le projet P. Auto Union rachète les plans en 1933 ; la Type A court dès 1934.
  • 1934 : l’État allemand lui commande une voiture populaire. Ce sera la future Coccinelle, présentée en 1938.
  • 1948 : la 356, première voiture badgée Porsche, voit le jour sous la direction de son fils Ferry.

Le fondateur n’aura jamais vu la 911 : il meurt en 1951. Nous avons consacré un article entier à l’héritage de Ferdinand Porsche et à la part réelle de chacun dans la dynastie.

La 911 qui ne devait pas s’appeler 911

Présentée au salon de Francfort en 1963 sous le nom de 901, la remplaçante de la 356 a dû changer d’identité avant sa commercialisation. Peugeot détenait en France les droits sur les appellations à trois chiffres avec un zéro central. Porsche a remplacé le 0 par un 1 : la 911 était née, un peu par accident.

Sa silhouette, elle, n’a presque pas bougé en soixante ans. Moteur à l’arrière, ligne fastback, phares ronds. La recette n’a jamais été abandonnée, et la marque revendique aujourd’hui plus de 30 000 victoires en course, toutes disciplines confondues, un palmarès auquel la 911 a largement contribué.

La vitesse, en chiffres vérifiés

Trois repères donnent la mesure de l’obsession maison :

  • La 917 a approché les 390 km/h dans la ligne droite des Hunaudières lors des essais du Mans 1971, à une époque où la chicane n’existait pas. La même année, elle établissait le record de distance de l’épreuve : 5 335 km parcourus en 24 heures.
  • La 918 Spyder passe de 0 à 100 km/h en 2,6 secondes, hybridation à l’appui.
  • Le Taycan atteint 260 km/h en version Turbo S : la vitesse a survécu au passage à l’électrique.

Toute la lignée des prototypes, de la 917 à la 919, raconte cette course aux records.

Des propriétaires célèbres, et documentés

James Dean possédait une 550 Spyder qu’il avait surnommée « Little Bastard ». Il y a trouvé la mort en septembre 1955, sur une route de Californie, et la voiture est entrée dans la légende noire de l’automobile.

Registre plus heureux : Jerry Seinfeld a bâti l’une des plus grandes collections Porsche privées au monde, une quarantaine d’exemplaires, dont une 917K du film Le Mans de Steve McQueen. Patrick Dempsey, lui, ne s’est pas contenté de collectionner : l’acteur a couru les 24 Heures du Mans sur Porsche et son équipe est montée sur le podium en GTE-Am en 2015. Le cinéma et la marque entretiennent d’ailleurs une longue histoire commune, racontée dans Porsche et la culture populaire.

Les innovations qui ont laissé une trace

La 959 de 1986 a imposé la transmission intégrale pilotée sur une sportive de route, une idée que la 911 reprendra trois ans plus tard. Le moteur boxer, à plat, abaisse le centre de gravité et signe le comportement de la marque depuis la 356. Et la 918 Spyder a prouvé dès 2013 qu’une hybride pouvait viser les chronos d’une hypercar thermique.

Pour situer chacune de ces voitures dans la chronologie, notre tour d’horizon des modèles emblématiques décennie par décennie complète le tableau.

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