Porsche et la culture populaire à travers les décennies

Porsche et la culture populaire à travers les décennies

Porsche au cinéma : du circuit à l’écran

Une voiture de sport finit rarement par devenir un personnage. Porsche, si. Le film qui a tout déclenché reste Le Mans (1971), avec Steve McQueen au volant d’une 917K aux couleurs Gulf, bleu et orange. McQueen, pilote dans la vie, a tourné une partie des scènes lui-même. Le film a fait davantage pour l’image de la marque que n’importe quelle publicité de l’époque. La course derrière le film, c’est l’histoire des Porsche aux 24 Heures du Mans.

Hollywood a continué. Risky Business (1983) confie une 928 dorée à un Tom Cruise débutant, poursuite et plongeon dans un lac compris. Trois ans plus tard, Top Gun (1986) glisse un 356 Speedster dans le décor. À chaque fois, la Porsche dit la même chose sans une réplique : liberté, vitesse, un certain statut.

Dans les jeux vidéo, depuis les années 90

Beaucoup de joueurs ont piloté une Porsche bien avant d’en approcher une vraie. Need for Speed a poussé le principe jusqu’à un épisode entier dédié à la marque, Porsche Unleashed en 2000, qui parcourait son catalogue de 1950 à l’an 2000. Une bonne façon de mesurer les modèles emblématiques décennie par décennie.

Côté simulation, Gran Turismo et la série Forza ont mis ces voitures entre des millions de mains. Détail amusant : pendant des années, des contrats d’exclusivité ont compliqué la présence de Porsche dans certains jeux, au point que la marque y figurait parfois via le préparateur RUF. Le blocage a fini par se lever, et la 911 fait aujourd’hui partie du décor virtuel.

Et dans la musique

Là, c’est plus diffus, mais bien réel. Janis Joplin lâche un « my friends all drive Porsches » dans Mercedes Benz (1971). Will Smith bâtit tout le récit de Parents Just Don’t Understand (1988) sur la Porsche neuve empruntée à ses parents. Et en 2013, Nelly intitule carrément un single Hey Porsche, clip avec 356A décapotable à l’appui. Le nom revient surtout comme marqueur de réussite, d’une décennie à l’autre.

D’un film de course à un refrain de rap, le fil ne se rompt jamais vraiment. La marque a une histoire technique aussi longue que sa présence à l’écran, à lire dans cette histoire d’innovation. C’est peut-être ça, une icône : on la croise sans la chercher.

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