Les premiers pas de porsche dans l’industrie automobile

Les premiers pas de Porsche dans l’industrie automobile

Avant de devenir un constructeur, Porsche a été un bureau d’études. Retour sur les deux premières décennies, celles qui mènent d’un cabinet d’ingénierie de Stuttgart à une première victoire de classe aux 24 Heures du Mans.

1931 : un bureau d’études, pas encore une marque

Ferdinand Porsche fonde son bureau d’études en 1931 à Stuttgart. On y conçoit pour les autres : moteurs, châssis, projets complets. La commande la plus célèbre reste la future Coccinelle, développée au milieu des années 30, dont le succès d’après-guerre doit beaucoup à sa conception. Le parcours du fondateur est retracé dans l’héritage de Ferdinand Porsche dans la marque.

Première incursion sportive : la Type 64 de 1939, dérivée de la berline conçue pour Volkswagen et construite à trois exemplaires pour une course Berlin-Rome qui n’aura jamais lieu. Ce n’est pas encore une Porsche au sens commercial. La silhouette, elle, annonce déjà la suite.

La guerre, parenthèse forcée

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le bureau d’études bascule dans la production militaire, notamment le Kübelwagen (Volkswagen Type 82) dérivé de la Coccinelle. À la fin du conflit, Ferdinand Porsche est emprisonné en France pendant près de deux ans. C’est son fils Ferry qui relance l’activité, depuis un atelier replié à Gmünd, en Autriche.

1948 : la 356, première voiture au nom Porsche

La première 356 est homologuée en juin 1948 à Gmünd, sous la direction de Ferry Porsche : 585 kg, 35 ch, moteur arrière dérivé de la Coccinelle. Les premières carrosseries sont en aluminium, façonnées à la main. La production en acier ne viendra qu’avec le retour à Stuttgart, en 1950. Dès l’été 1948, une 356 s’impose dans sa classe à Innsbruck : la compétition fait partie du projet depuis le premier jour.

1951 : le Mans, victoire de classe

Sur la suggestion d’Auguste Veuillet, importateur de la marque en France, Porsche engage en 1951 une 356 SL à carrosserie aluminium aux 24 Heures du Mans. Veuillet et Edmond Mouche remportent la classe 1100 cm³ et terminent 20e au général, après 2 840 km couverts sans problème mécanique. Ce n’est pas une victoire au général, mais c’est le début d’une histoire : Porsche détient aujourd’hui le record absolu dans la Sarthe avec 19 succès. Cette trajectoire est racontée dans l’impact de la course sur l’histoire de Porsche.

De la 356 à aujourd’hui

Les jalons suivants sont connus. La 911, présentée au salon de Francfort en 1963 et commercialisée en 1964, devient l’épine dorsale de la gamme. La 917 offre à Porsche sa première victoire au général au Mans en 1970 ; les prototypes qui lui succèdent sont racontés dans les légendes de la course, de la 917 à la 919. Le Boxster élargit la gamme en 1996, la boîte à double embrayage PDK, testée en course sur les 956 et 962 dès 1983-84, arrive en série en 2008, et le Taycan ouvre le chapitre électrique en 2019.

D’un bureau d’études sans usine à l’un des constructeurs sportifs les plus rentables au monde, le fil conducteur n’a pas changé : concevoir d’abord, produire ensuite. Pour suivre cette évolution modèle par modèle, voyez les modèles emblématiques de Porsche à travers les décennies.

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